Le curieux rapport de Patrick Bloche

- par Jérôme Auzolle, Directeur de Publication www.archicool.com. habiter la métropole

Le curieux rapport d’information du député Patrick Bloche qui conclut à la nécessité de vouloir créer un désir d’architecture au sein de la société française, revient naïvement à rêver à vouloir changer la Société.  Cela serait à la Société de s’éduquer aux désirs compatibles avec la production actuelle de quelques professionnels. Bon courage et bonne chance ! mais dans un contexte économique aussi contraint, il serait plus raisonnable de rendre désirable les architectes.

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Biomimétique urbaine et aménagement durable de l’espace métropolitain

- par Jean-Louis PACITTO, Architecte. habitat : mutations et innovations ?

Les hommes n’ont jamais cessé de s’inspirer des autres organismes vivants, dans leurs relations entre eux et aux autres éléments abiotiques de la nature (exemple de l’observation des oiseaux par Léonard de Vinci). Il ressort que beaucoup d’inventions de nos concepteurs et créateurs procèdent de l’observation de recettes, astuces, techniques et modes d’organisation maitrisés par quelques-unes des 10 millions d’autres espèces (y compris fossiles), ceci résultant parfois de 3,8 milliards d’années d’évolution.

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Marseille l’antimétropole : ville météoritique, ville fragmentée

- par Danielle GIL, architecte. habiter la métropole

Les notions de limite, fragmentation, mobilité, densité, centralité sont des termes courants utilisés dans le cadre du projet urbain. Dans un contexte de globalisation et de mondialisation, ces notions participent aujourd’hui largement à la fabrication de la ville technocratique. Ces visions pragmatiques et machinistes de la ville issues des prises de position de l’Architecture Moderne ont-elles encore leur raison d’être dans une réalité de plus en plus complexe ?

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Quoi de neuf , Monsieur Fernand ?

- par Jean-Michel FRADKIN, architecte. habiter la métropole

Entre le 22 et le 24 janvier 1943, la rive Nord du Vieux Port est dynamitée par la Wehrmacht, avec l’aide de la police française. De 20 000 à 30 000 habitants sont expulsés, 1 500 immeubles sont détruits systématiquement. Cette destruction de la frange sud du Panier, quartier populaire de Marseille, est soutenue par un plan d’urbanisme préparé par les architectes acquis à la cause du régime de Vichy. Marseille est alors (déjà) qualifiée d’ingouvernable par les autorités allemandes…
La reconstruction du vieux port va se faire entre 1947 et 1956. À l’initiative de Claudius Petit, Fernand Pouillon et André Devin prennent en charge ce projet. Fernand Pouillon utilisera la pierre de taille et le béton. Il veut construire des logements moins chers, de meilleure qualité et plus rapidement qu’aucun de ses confrères.

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